Il y a quelque temps, je me trouvais avec un animal dans une situation d’exercice. Rien de vraiment particulier en soi — et pourtant, j’ai ressenti un moment d’incertitude. L’animal hésitait, son corps devenait un peu rigide, son regard cherchait une orientation.
Mon premier réflexe fut de lui montrer ce que j’attendais de lui. Puis je me
suis arrêtée un instant. Je me suis posé une question toute simple :
Comment cela se sentirait-il si j’étais à sa place ?
Comment cela se sentirait-il si j’étais à sa place ?
Peut-être serais-je incertaine.
Peut-être que tout irait un peu trop vite pour moi.
Peut-être souhaiterais-je que quelqu’un fasse une pause et me laisse le temps de comprendre la situation.
Peut-être que tout irait un peu trop vite pour moi.
Peut-être souhaiterais-je que quelqu’un fasse une pause et me laisse le temps de comprendre la situation.
J’ai donc ralenti mes mouvements, retiré la pression du moment et commencé
avec des TTouches calmes et doux.
Presque immédiatement, quelque chose a changé.
Le corps s’est assoupli.
La respiration est devenue plus profonde.
L’animal a recommencé à se montrer curieux.
Le corps s’est assoupli.
La respiration est devenue plus profonde.
L’animal a recommencé à se montrer curieux.
Durant mon activité d’enseignante en éthique animale dans des écoles publiques
en Suisse, une phrase revenait souvent comme idée directrice :
« Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. »
Cette règle dite d’or aidait les enfants à
comprendre très rapidement ce que signifie l’empathie.
Si nous la prenons au sérieux, elle nous invite à nous arrêter un instant et à
nous mettre à la place des autres — des humains tout comme des animaux.
Des moments comme celui-ci me rappellent toujours combien un changement de perspective peut être puissant.
La phrase bien connue « Traite les autres comme tu aimerais être traité » prend soudain une signification plus profonde :
Traite l’autre comme tu aimerais être traité si tu étais à sa place.
C’est exactement à cela que nous invite la méthode Tellington TTouch.
Elle nous montre que l’apprentissage ne naît pas de la pression, mais de
la sécurité, de la conscience corporelle et d’un toucher attentif.
Souvent, ce sont les petits changements — ralentir, vraiment ressentir,
permettre une pause — qui font la plus grande différence.
Pour moi, la méthode TTouch est donc plus qu’une
méthode.
C’est une attitude.
Un rappel que la véritable connexion naît là où nous sommes prêts, ne serait-ce qu’un instant, à voir le monde à travers les yeux d’un autre.
Un rappel que la véritable connexion naît là où nous sommes prêts, ne serait-ce qu’un instant, à voir le monde à travers les yeux d’un autre.
Lisa Leicht, instructrice
"Traite l’autre comme tu aimerais être traité si tu étais à sa place."

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